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Dimanche 26 novembre 2006

Combien de temps déjà ? Quelle est l'histoire de ce passé commun ? Qui nous a interrompu dans notre vie pour qu'aujourd'hui, regardant en arrière, les regrets se posent comme des questions ? Tant de belles choses sont venues jusqu'à nous, tant d'aventures ou chacun comprenait l'autre et ou tout paraissait si simple. Suis-je le fautif , la victime, l'ignorant ? Combien de mains tendues pour conjurer un sort, et de mots pour les soulager ! Honte pour la folie des erreurs sans nom qui restent comme des poids, des montagnes indépassables. Gravir sans cesse, toujours plus haut, tirant son âme pour que jamais elle ne disparaisse ou n'abandonne. Les sourires et les pensées ne suffisent plus, restent les mots, forts et autoritaires, qui traversent les murs d'une vie et rebondissent où bon leur semble. Magie des ans qui mélange ces ingrédients et bouillonne, à s'en brûler la bouche, lorsque personne n'a su arrêter le feu qui s'affolait. Libre comme l'air, prisonnier de l'autre, perdu comme un malheureux qui recherche la fortune sans vouloir entamer les biens qu'il possède déjà… Egoïsme, orgueil, ami de tout sans jamais s'arrêter vraiment. Mais, vers quoi tendre ? Monde futile, vendeur de chair aux accents charmeurs, ignoble épouvantail qui attire le prédateur plus qu'il ne le repousse, que me veux tu ? Quand m'as tu repéré ? Pardonne leur seigneur, ils ne savent pas ce qu'ils font… mais est-ce cela l'excuse ? Je gratterais la terre avec mes ongles si la réponse est enfouie comme un trésor, je traverserais un océan si je sais qu'une île pointe la solution. Ne plus perdre son cœur dans l'immensité des plaisirs et s'arrimer fermement à son autre, celui des années passées, celui qui, hier encore, était ce que Dieu m'avait donné de meilleur !

par emmanuel publié dans : emmanuelmalenfant
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Dimanche 26 novembre 2006

Serait ce le bonheur que de barboter, tel un gamin plein de malice, et de rire face contre cieux ? Certainement, car l'homme ronchon, qu'un malheur vient de frapper, s'enfoncerai la tête dans ses vêtements, col relevé, et pesterai bruyamment contre ces nuages chargés, les maudissants de se liguer contre lui en proférant des noms d'oiseaux bien curieux. Donc, notre bonhomme, lui, est heureux… bonne nouvelle ! Pourquoi donc ? "Je pense que c'est l'amour" ! Frappons du pied ces flaques tentantes, mouillons grassement nos effets les plus chics, ouvrons les bras à ces gouttes qui caressent mon visage. Qu'importe la fraîcheur, l'humidité qui s'engouffre jusqu'à toucher ma peau. Le cœur bat, réchauffe mon être et rien ne peu me terrasser. A quoi bon se protéger, ouvrir un parapluie ou courir pour trouver l'asile salvateur. Ne ressentez vous pas que l'étrange sensation, celle d'ouvrir ses bras aux cieux et de chanter à pleine gorge, pendant que les autres courent, est une chose unique ? Emmené par l'ondée, jouant des bruits que fait l'eau contre les obstacles, une puissance se pose, vient tendre une main solidaire, comme un compagnon qui vous traîne de son tourbillon de fête. Jouez, sautez, hurlez, jusqu'à ce que la fatigue vous gagne, vivez comme jamais vous n'oseriez sans cette pluie bienfaitrice. Peut-être serez vous le seul à en rire, le seul à comprendre… et le seul à sécher bêtement dans un coin, mais quel bonheur dans cette grisaille !

par emmanuel publié dans : emmanuelmalenfant
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Lundi 17 avril 2006
 Regard perdu, parfum lointain, humeur dérisoire… tant de choses qui s'égrènent pour une ondée tardive ou un chagrin présent. Sentiment abstrait lorsque les mots ne viennent plus et que les regards ne parlent pas. Chienne de vie si jamais ce chemin rencontre un nouvel itinéraire, une surprise de taille pour ce personnage sans repère, à présent. Doit-il hurler, gémir, se battre ? Peut-être tout à la fois… ou bien rien ! S'assoire et peser la douleur, scruter ses mains, celles qui si souvent caressaient son bonheur. Miroir, reflet d'une peine, miroir, reflet de l'âme. Pleurs d'un soir, chagrin d'une vie, ultime reproche de celui qui se pense coupable et recherche la réponse alors qu'elle est ailleurs. Pourquoi aujourd'hui ? Le mal avait déjà usiné en sourdine, il s'était posté là, exactement où il savait faire le plus de ravage. Depuis longtemps, sans que quiconque ne puisse l'entrevoir, il avait érodé un sentiment, une émotion… Bien travaillé jeune tueur, la cible était de choix, fragile, tendre, naïve ! Maintenant, que devient-il ? Doit-il lui-même terminer la besogne ? Pas de récompense, aucun prix de consolation, tu dois, dès aujourd'hui, regarder l'inconnu, cette route si inquiétante et bien loin de ce que tu croyais tenir. Rien ne t'appartiens, mais tu te dois de l'approcher pour savourer le plaisir. Cherche l'orgueil, unique remède à tes maux, brûle un peu de tes ailes et comprends : Tout n'est que futilité et poursuite de vent ! Alors stop ! Arrêt immédiat ! Détourne la tête de tes pleurs d'un soir et cherche, l'être aimé existe… mais ailleurs !
par emmanuel publié dans : emmanuelmalenfant
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Samedi 15 avril 2006

L'écriture n'a pas toujours existé ! Les histoires, les lois, tout était, il y a 3000 ans, transmis par la parole. Fallait-il qu'ils aient une sacré mémoire pour retenir toutes les informations et les retranscrire sans rien omettre ! Le cerveau étant un muscle, nos lointains ancêtres semblaient êtres beaucoup plus doués que nous pour le faire fonctionner. Quelqu'un qui récite dix pages d'un bouquin par cœur passe pour un intello, un autre qui étale des formules a n'en plus finir est un génie. Mais alors, irions nous vers la déchéance mentale ? Nos neurones se rétréciraient-elles au fil des siècles ? Bien sûr que non, les progrès technologiques sont en train de nous saborder par le fond ! Les ordinateurs sont nos mémoires, tout y est inscrit. Plus besoin de chercher dans un petit tiroir de notre tête, il suffit d'appuyer sur un bouton, et le résultat tombe, comme par miracle, sans qu'une fatigue intellectuelle ne nous ait arassé. Si muscle il y a, de l'exercice serait le bien venu pour nous permettre de nous rappeler d'un numéro de téléphone, d'une adresse, d'une info importante, d'un mail, de la dernière recette de tante Marie… et de l'endroit où j'ai fourré mes clefs l'autre jour !!! Si malheureusement un jour, le matériel tombe en panne, qu'une coupure de courant agresse notre quotidien, nous serons des cro-magnons sans ressources. Le moyen âge viendra nous chatouiller les méninges avec beaucoup d'humour ( y'a bien que lui qui rigolera ! ) La dépendance, la facilité, l'ignorance, tout ceci nous restreint les connexions mentales. Nos synapses, si tendrement protégées dans un étui d'écrin, se trouveront affolées, se battront entre elles, ne comprenant même pas ce qui ce passe dans la tête du crétin qui cherchera à les réveiller. Bof ! Du moment que je me souviens de mon code de carte bleu, le reste…

par emmanuel publié dans : emmanuelmalenfant
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Mardi 11 avril 2006

Ecrire, c'est parler… mais sans le son ! Parler, c'est mettre ses mains dans ses poches, et oublier tout ce qui s'est dit un jour. En fait, les deux sont complémentaires, il s'agit juste de fabriquer un fin dosage pour que l'alchimie prenne et soit appréciée. Chacun a cette aptitude, mais qui pense réellement la développer ? Pas grand monde, seules les circonstances nous y amène. On ne s'invente pas écrivain, on le devient. On ne se prétend pas artiste, on le travaille ! J'aime encourager chacun à se prendre au jeu, outillé d'un crayon et d'une feuille vierge, et à griffonner tout et n'importe quoi. Cela ressemblera toujours à quelque chose, le style se mettra en place avec l'habitude. Ecrivez pour vous, écrivez pour faire plaisir, écrivez pour vous libérer, écrivez car se sont vos mots, ceux que personne ne connaît, ceux qui vous plaisent ! Médicament, don, plaisir, qu'importe la raison, les mots trouvent leur place et s'unissent pour relater les faits ! Ne pensez à rien d'autre que votre histoire et par enchantement, comme touché du doigt par une fée bienveillante, les phrases deviendront poème, aventure, conte. Orthographe ? Sale mot que celui-là ! Les fautes sont notre quotidien, plus ou moins visibles, mais le fond reste le même, vous vous êtes battu pour fabriquer une chose unique, alors ne lâchez pas pour si peu et persévérez. J'aimerai vous faire comprendre à quel point nous avons besoin d'exprimer nos sentiments à travers l'art. Sculpteur, peintre, dessinateur, musicien, photographe… la liste est longue, mais on ne se lance jamais dans une telle activité sans avoir, dans un coin reculé de notre cerveau, un manque à combler, un désir à satisfaire. Mon conseil ? Faites vous du bien, aimez votre prochain et à l'occasion, aimez vous aussi !

par emmanuel publié dans : emmanuelmalenfant
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