| Mai 2008 | ||||||||||
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Serait ce le bonheur que de barboter, tel un gamin plein de malice, et de rire face contre cieux ? Certainement, car l'homme ronchon, qu'un malheur vient de frapper, s'enfoncerai la tête dans ses vêtements, col relevé, et pesterai bruyamment contre ces nuages chargés, les maudissants de se liguer contre lui en proférant des noms d'oiseaux bien curieux. Donc, notre bonhomme, lui, est heureux… bonne nouvelle ! Pourquoi donc ? "Je pense que c'est l'amour" ! Frappons du pied ces flaques tentantes, mouillons grassement nos effets les plus chics, ouvrons les bras à ces gouttes qui caressent mon visage. Qu'importe la fraîcheur, l'humidité qui s'engouffre jusqu'à toucher ma peau. Le cœur bat, réchauffe mon être et rien ne peu me terrasser. A quoi bon se protéger, ouvrir un parapluie ou courir pour trouver l'asile salvateur. Ne ressentez vous pas que l'étrange sensation, celle d'ouvrir ses bras aux cieux et de chanter à pleine gorge, pendant que les autres courent, est une chose unique ? Emmené par l'ondée, jouant des bruits que fait l'eau contre les obstacles, une puissance se pose, vient tendre une main solidaire, comme un compagnon qui vous traîne de son tourbillon de fête. Jouez, sautez, hurlez, jusqu'à ce que la fatigue vous gagne, vivez comme jamais vous n'oseriez sans cette pluie bienfaitrice. Peut-être serez vous le seul à en rire, le seul à comprendre… et le seul à sécher bêtement dans un coin, mais quel bonheur dans cette grisaille !
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